| Pourquoi une PECSD maintenant? |
| Junho 2002 |
João
Sobral |
Licenciado
em Relações Internacionais |
| La dernière décennie, surtout à partir de sa deuxième année et avec une plus grande dinamique dans ses deux dernières années, a été déterminante pour relancer l’idée d’un project européen de defense dans le sens de rendre l’Europe plus autonome ayant le but de repondre à des crises qui puissent arriver à l’interieur de ses frontières, avec des stratégies et des moyens propres. Nous avons assisté, depuis la conférence des ministres de la defense de Pörtschach en Autriche en 1998 et ensuite plus clairement à Saint-Malo et en Cologne, à l’arrivée d’une idée qui s’est transformée, en Helsinquie, de reflexion en but et en défi. Le Conseil Européen d’Helsinquie a approuvé la création d’une Politique Européenne Commune de Sécurité et Défense (PECSD) et a fixé comme premiére etape la préparation d’une force operationnelle de 50,000 à 60,000 hommes qui soit prête jusqu’en 2003, avec un temps de promptitude de 60 jours et avec la possibilité de rester dans le terrain d’operations pendant, au moins, un an. L’Union Européenne [UE] aura des instruments pour agir d’une façon independente par rapport à L’Organization du Traité de L'Atlantique Nord [OTAN], ou à peine avec son appui logistique. Quand nous parlons d’une Identité Européenne de Sécurité et Défense (IESD), se pose la question de savoir quels sont aujourd’hui les menaces pour l’Europe. Si nous analisons les périphéries strategiquement proches, nous comprenons que nous sommes entourés d’instabilité, qu’il n’y existe aucune menace directe et que trés probablement il n’y aura pas une guerre, ayant hélas la possibilité d’ocurrence de conflits ou de crises. Cependant, c’est pour ceux-lá que nous devons être preparés. Le General alemand Klaus Naumann dit que L’Europe se confronte aujourd’hui avec des risques et menaces passagers, l’instabilité régionale en Europe Central – la Bosnie et le Kosovo sont des éxemples – les questions periphériques comme le terrorisme international et les risques d’usage des moyens militaires par des acteurs non autorisés. La Charte de Sécurité Européenne [1] de L’Organization pour la Sécurité et Cooperation en Europe [OSCE], signée en Istambul, est un document qui mérite une analyse attentive pour comprendre où sont les risques et les menaces à la sécurité de l’Union Européenne en particulier et du Continent Européen en général. La charte signale des risques comme le terrorisme international, l’extremisme violent, le crime organizé, le trafique de drogue, la proliferation des armes légères, des problèmes economiques, des problèmes ambientaux et aussi l’instabilité dans la Méditerranée et en Asie Centrale. Le nouveau Concept Stratégique de L'Aliance Atalantique [2] est un document qui peut accroître des éléments importants parce que d’un côté, il considère également importantes les crises regionales avec une grande susceptibilité d’évolution rapide, et d’autre côté, le document donne une particulière attention à l’éxistence de fortes puissances nucleaires exterieures à l’Alliance, à la difusion à l’échèlle mondiale des technologies qui peuvent aider la production d’armements et aux menaces pour le normal fonctionnement des systèmes d’information par rapport auquels l’Alliance est, de plus en plus, dépendante. Il est maintenant percevable que les menaces à l’Europe sont essenciellement indirectes, notamment les crises régionales et les actions terroristes de nature et abordage dissamblables. Alors, il faut que nous nous interrogions à propos de ce que nous devons faire, préparer des réponses seulement pour cettes menaces-là, ou si autrement, nous devons créer une force fléxible avec la capacité de trouver des solutions pour des défits plus ambicieux, ce qui implique un renfort du secteur d’investigation et un effort à la prévisibilité projetant des “cénarios” à propos du futur de l’Europe dans les prochaines décennies et de quel est le sense des évolutions et des tendances du système international. Il faut aussi avoir conscience des éxigences politiques et techniques liées au project, notamment en ce qui concerne à des questions comme l’opinion publique, les efforts budgétaires et le rôle futur de l’Union Européenne dans le monde, sans oublier les dificultés internes de fonctionnement et le processus d’élargissement. Il est séduisant l’exercice visant une explication rationnelle pour la décision de l’Union Européenne de créer en Helsinquie une PECSD, car il y a une diversité de considérations dans les plans politique, économique, stratégique et militaire. Ces matières sont liées entre elles, sont toujours en mutation et provoquent elles-mêmes une influence dans l’évolution continue d’un système international caracterisé par des inovations que nous devons comprendre. La définition d’un concept de sécurité et défense en Europe doit refléter les circonstances et raisons de son origine: 1. La globalization économique et financière. Depuis la demie des années 90, nous connaissons un nouveau phénomène de globalization qui a originé un nouveau modèle économique, trés dynamique, qui se diffuse mondiallement. Nous nous référons à la “nouvelle economie” qui provoque, à travers d’une forte compétition, l’élimination du modèle de l’“economie industrielle”. Il y a un “gap” technologique et économique entre l’Europe et les Etats Unis, et c’est la raison pour laquelle l’Europe doit se doter d’une structure de défense crédible, capable de représenter une garantie pour la grande dimension économique qu’elle représente. 2. Les tendances fragmentaires.
3. La Russie. La Russie doit mériter l’attention des européens, parce que s’il est vrai qu’elle connait une situation économique particulièrement difficile et que l’armée n’est pas organizée, il est vrai aussi que sa significative capacité nucleaire et sa Politique Exterieur se caracterize par l’incertitude. L’Europe doit sauvegarderer les conditions qui permetent à la Russie d’être un partenaire dans le systéme de sécurité et de défense de l’Europe dans une logique d’équilibre sans mépriser son potenciel ni lui donner une position determinante dans la définition de ce modéle. 4. La Mediterranée. 5.
Un nouveau concept de sécurité. Les nouvelles menaces sont chaque fois en plus grand nombre et englobent un elevé degré d’incertitudes, comme a beaucoup averti Paul-Yvan de Saint-Germain [ii] . De façon que l’Union Européenne doit être capable d’interventions rapides, dans des théâtres d’operations qui peuvent assumer les plus diverses caractéristiques. Devant un concept de sécurité qui ne se reporte plus en exclusif au domaine politique-militaire mais qui englobe les domaines économique, social et ambiantal, un concept par hasard chaque fois plus proche des individus et des sociétés, l’Europe doit avoir une défense capable d’interventions rapides dans des théâtres d’operations qui peuvent assumer des caractéristiques trés diverses. Il est possible une orientation vers la prévention des conflits mais aussi une action militaire rapide et décidée quand nécéssaire. 6. L’Anglosphere et l’Echelon. 7. Téchnologie et Investigation. 8. Autres acteurs. Bien que dans une échelle différente de la verifiée pendant la guerre froide et avec des objectifs différents, nous assistons à une course aux armements dans de certaines régions. Il suffit d’analyser les statistiques des dépenses militaires des pays du Moyen-Orien dans les dernières années ou faire spéciale attention à l’“Howard doctrine” [9] australiènne pour comprendre que l’Europe ne peut pas stagner dans cette dynamique. Parce qu’un grand espace économique ne peut pas se délier d’une défense crédible, si l’Europe veut promouvoir son préstige et catapulter sa lidérence, elle devra montrer que la PECSD va se concrétiser et qu’elle est plus qu’une stratégie de marketing politique. Pour celá, il y a beaucoup à accomplir en termes de conditions politiques et téchniques et une campagne d’éclaircissement qui doit être faite pour expliquer aux personnes pourquoi avons nous besoin de dépenser plus dans le domaine de la sécurité et de la défense. Cet ensemble d’éléments peut servir d’une part cette réfléxion, sans négliger les autres plusieurs éléments qui existent et qui contribuent pour des schèmes d’étude du futur de l’Europe. [i]
En octobre et en novembre 1999, l'OTAN et les pays participant au dialogue
sur la Méditerranée ont mené une nouvelle série de consultations politiques
sur l'évolution future de ce dialogue. Les discussions ont porté notamment
sur l'application du programme de travail pour 2000 et sur d'autres
mesures visant à encourager le développement progressif du dialogue
ainsi qu'à renforcer la compréhension mutuelle et régionale. Au Sommet
de Washington, en avril 1999, les dirigeants de l'Alliance ont décidé
d'intensifier le tant dans sa dimension politique que dans sa dimension
de coopération pratique. Cela créera, entre autres, de nouvelles possibilités
de discussion et d'approfondissement de la coopération dans des secteurs
où l'OTAN peut apporter une contribution particulièrement positive,
spécialement dans le domaine militaire, et dans d'autres secteurs
pour lesquels les pays participant au ont manifesté de l'intérêt. Le dialogue sur la Méditerranée fait partie intégrante de l'approche coopérative
de l'Alliance à l'égard de la sécurité. Il procède de la reconnaissance
du fait que la sécurité dans l'ensemble de l'Europe est étroitement
liée à la sécurité et à la stabilité en Méditerranée. Le dialogue
a été lancé en 1994. Six pays s'y sont joints initialement : l'Egypte,
Israël, la Jordanie, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie. L'Algérie
y participe depuis février 2000. Le dialogue vise à instaurer de bonnes
relations et à favoriser une meilleure compréhension mutuelle dans
l'ensemble de la région méditerranéenne, ainsi qu'à promouvoir la
sécurité et la stabilité régionales. Il prévoit des discussions politiques
avec les pays participants et comporte des travaux qui sont organisés
selon un programme annuel axé sur la coopération pratique dans des
domaines liés à la sécurité et à la défense, et aussi dans les domaines
de l'information, des plans civils d'urgence et des activités scientifiques. Le dialogue
complète d'autres initiatives internationales connexes mais distinctes
qui sont menées sous les auspices de l'Union européenne (UE), de l'Union
de l'Europe occidentale (UEO) et de l'Organisation pour la sécurité
et la coopération en Europe (OSCE). Les activités
prennent diverses formes, par exemple, des invitations à des stages
ayant lieu à l'Ecole de l'OTAN, à Oberammergau, et au Collège de défense
de l'OTAN, à Rome. Ces stages portent sur les questions de maintien
de la paix, la maîtrise des armements, la protection de l'environnement,
la coopération civilo-militaire pour les plans civils d'urgence et
la coopération européenne en matière de sécurité. Un certain nombre
de bourses d'étude internationales sont également offertes à des chercheurs
des pays participant au dialogue. Les activités
sont menées selon le principe de l'autofinancement et le niveau de
participation varie d'un pays à l'autre [ii]
Directeur du CREST (Centre de Recherche et d’ Études de Strategie et des Technologies)
de Paris.
*Mon remerciement à Beatriz Sobral pour son aide à l'elaboration de ce travail. |